HbA1c

Résumé

L'HbA1c est la fraction de l'hémoglobine A dont la valine N-terminale de la chaîne β porte du glucose fixé de façon non enzymatique. Comme les érythrocytes vivent environ 120 jours, l'HbA1c reflète une moyenne pondérée de la glycémie au cours des deux à trois derniers mois, le dernier mois en représentant environ la moitié [1,2]. En Suède, l'HbA1c est rendue depuis 2011 uniquement dans l'unité IFCC mmol/mol [3].

Une HbA1c ≥48 mmol/mol (6,5 %) se situe dans la zone diabétique selon l'OMS, l'International Expert Committee et l'ADA [4,5,6]. Selon la pratique suédoise depuis 2014, il faut deux valeurs ≥48 mmol/mol à des occasions différentes, ou une valeur ≥48 mmol/mol associée à une glycémie à jeun ou à une glycémie à 2 heures de l'HGPO dans la zone diabétique. L'HbA1c n'est utilisée pour le diagnostic que chez l'adulte non enceinte suspect de diabète de type 2, et non en cas de suspicion de diabète de type 1, de symptômes d'hyperglycémie, de durée d'évolution courte, d'anémie, d'hémoglobinopathie ou d'insuffisance rénale [2]. Une valeur inférieure à 48 mmol/mol n'exclut pas le diabète.

La Socialstyrelsen (Direction nationale de la santé et des affaires sociales suédoise) propose un objectif thérapeutique d'HbA1c inférieur à 52 mmol/mol avec adaptation individuelle et 70 mmol/mol comme valeur repère supérieure [7]. L'ADA indique moins de 53 mmol/mol pour de nombreux adultes non enceintes [8]. Les situations qui modifient la durée de vie des érythrocytes, de même que certains variants de l'hémoglobine, donnent des valeurs trompeuses ; on utilise alors la glycémie plasmatique, la mesure continue du glucose (CGM), la fructosamine ou l'albumine glyquée. L'HbA1c est contrôlée environ tous les trois mois jusqu'à l'atteinte de l'objectif thérapeutique, puis au moins deux fois par an [1,8].

Biochimie et cinétique

Glycation de l'hémoglobine

La glycation est une fixation non enzymatique du glucose sur les groupements amines libres des protéines. Son degré dépend de la concentration de glucose et de la durée d'exposition de la protéine. L'HbA1c est définie comme l'hémoglobine A portant du glucose fixé sur la valine N-terminale d'une ou des deux chaînes β [1]. La réaction passe par une base de Schiff labile, la pré-HbA1c, qui se forme rapidement en cas d'hyperglycémie, pour aboutir à un produit stable et irréversible [1,3]. Les méthodes modernes éliminent la fraction labile ou ne la mesurent pas [1].

Le glucose se fixe aussi sur la valine de la chaîne α et sur une quinzaine de résidus lysine. Ces adduits représentent environ la moitié de l'hémoglobine glyquée mesurée par affinité au boronate, et ces méthodes sont donc étalonnées pour donner des résultats correspondant à l'HbA1c [1,9].

Période reflétée par l'HbA1c

La durée de vie moyenne des érythrocytes est d'environ 120 jours, et l'HbA1c reflète donc en pratique la glycémie moyenne des 60 à 90 jours précédents [1]. La contribution n'est pas répartie uniformément. Environ 50 % de l'HbA1c est déterminée par la glycémie du dernier mois, tandis que la période située plus de 90 jours avant le prélèvement contribue pour environ 10 % [2]. Dans une étude cinétique de diabète de type 2 nouvellement diagnostiqué, l'HbA1c a diminué de façon linéaire au cours des deux premiers mois après normalisation aiguë de la glycémie à jeun, avec une demi-vie de 34,6 ± 10,1 jours. La fonction de pondération remontait environ 100 jours en arrière et était maximale pour les jours les plus proches du prélèvement [10].

La survie des érythrocytes varie d'un individu à l'autre, ce qui explique en partie l'écart entre l'HbA1c et la glycémie moyenne mesurée chez des personnes ayant le même niveau glycémique [1]. Une survie allongée ou raccourcie, ainsi qu'une forte proportion d'érythrocytes néoformés, peuvent modifier nettement l'HbA1c [2].

Relation avec la glycémie moyenne

L'étude ADAG a inclus 507 personnes atteintes de diabète de type 1, de diabète de type 2 ou sans diabète, avec environ 2 700 valeurs glycémiques par personne sur trois mois. La relation était linéaire : glycémie moyenne (mg/dL) = 28,7 × HbA1c (%) − 46,7, avec un R² de 0,84 [11]. Une variation de l'HbA1c de 1 point de pourcentage, soit environ 11 mmol/mol, correspond à environ 1,6 mmol/L de glycémie moyenne [1].

Unités, standardisation et méthodes d'analyse

IFCC et NGSP

La méthode de référence de l'IFCC (International Federation of Clinical Chemistry and Laboratory Medicine) clive l'hémoglobine par l'endoprotéinase Glu-C et sépare les hexapeptides N-terminaux glyqués et non glyqués de la chaîne β par chromatographie liquide haute performance (HPLC), suivie d'une spectrométrie de masse ou d'une électrophorèse capillaire. Le résultat est exprimé en mmol d'hémoglobine glyquée par mol d'hémoglobine. La méthode n'est pas utilisée pour les échantillons de patients mais pour étalonner les méthodes de routine des fabricants [1]. Le NGSP (National Glycohemoglobin Standardization Program) standardise quant à lui par rapport à la méthode par échange de cations utilisée dans le DCCT, et le résultat est exprimé en pourcentage [1]. L'ADA, l'EASD, l'IDF et l'IFCC ont convenu en 2007 que la méthode de référence de l'IFCC est le seul ancrage valide pour la standardisation [9].

La relation entre les deux systèmes est linéaire et décrite par l'équation maîtresse [9] :

  • NGSP (%) = 0,0915 × IFCC (mmol/mol) + 2,15
  • IFCC (mmol/mol) = 10,93 × NGSP (%) − 23,5
HbA1c, NGSP/DCCT (%) HbA1c, IFCC (mmol/mol) Glycémie moyenne estimée (mmol/L)
5,0 31 5,4
5,7 39 6,5
6,0 42 7,0
6,5 48 7,8
7,0 53 8,6
7,5 58 9,4
8,0 64 10,2
9,0 75 11,8
10,0 86 13,4
11,0 97 14,9
12,0 108 16,5

Les valeurs IFCC sont calculées avec l'équation maîtresse et concordent avec la table de conversion de l'ADA [8,9]. La glycémie moyenne est calculée avec l'équation ADAG ; il s'agit d'une moyenne populationnelle avec une grande dispersion individuelle [8,11].

Standardisation et assurance qualité en Suède

La Suède disposait auparavant de sa propre standardisation par rapport à la méthode par échange de cations Mono S, qui donnait des valeurs en pourcentage plus basses que le NGSP. Une HbA1c de 6,0 % selon Mono S correspondait à 6,9 % selon le NGSP et à 52 mmol/mol selon l'IFCC. À partir du 1er septembre 2010, les résultats ont été rendus à la fois en pourcentage Mono S et en mmol/mol, puis à partir du 1er janvier 2011 uniquement en mmol/mol [3]. Les anciennes valeurs suédoises en pourcentage ne peuvent donc pas être comparées directement aux valeurs internationales en pourcentage.

Les laboratoires suédois participent à l'évaluation externe de la qualité via Equalis [3]. L'exigence d'exactitude convenue entre la Société suédoise de biologie clinique (Svensk förening för klinisk kemi) et Equalis implique un écart maximal admissible par rapport à la valeur de la méthode de référence de 3,5 mmol/mol, soit environ 7 %, au niveau de 48 mmol/mol [2].

Méthodes d'analyse

Les méthodes de routine reposent soit sur la séparation des fractions de l'hémoglobine, soit sur une réaction chimique avec la valine N-terminale glyquée [9].

Méthode Principe Points forts Limites
Chromatographie par échange de cations (HPLC) Séparation selon la charge Précision et débit élevés. Les variants, l'HbF et l'hémoglobine carbamylée apparaissent sur le chromatogramme Certains variants interfèrent, différemment selon l'instrument
Électrophorèse capillaire Séparation selon la charge dans un champ électrique Bonne séparation des variants et de l'HbF Nécessite des capillaires en parallèle pour un débit élevé
Affinité au boronate Liaison à l'acide boronique, hémoglobine glyquée totale étalonnée sur l'HbA1c Globalement moins influencée par les variants que les autres méthodes Les variants ne sont pas détectés. Une HbF élevée donne une valeur faussement basse
Méthode immunochimique Anticorps dirigés contre l'extrémité N-terminale glyquée, mesure séparée de l'hémoglobine totale Réalisée sur les analyseurs de biochimie générale Deux mesures partielles augmentent l'incertitude. Les variants ne sont pas détectés. Une HbF élevée donne une valeur faussement basse
Méthode enzymatique Protéase et fructosyl-peptide oxydase, mesure séparée de l'hémoglobine totale Réalisée sur les analyseurs de biochimie générale Deux mesures partielles. Les variants ne sont pas détectés
Instruments de biologie délocalisée L'un des principes ci-dessus Résultat pendant la consultation Performances variables. Nécessite une évaluation externe de la qualité

Les résultats des méthodes reposant sur des principes de mesure différents sont bien corrélés, et aucun type de méthode ne s'est montré cliniquement supérieur [1]. Les méthodes fondées sur la charge ont l'avantage de permettre au laboratoire de détecter un variant de l'hémoglobine [1,9]. Le Karolinska Universitetslaboratoriet analyse par exemple l'HbA1c sanguine par électrophorèse capillaire [12].

Une méta-analyse de 60 études portant sur 13 instruments de biologie délocalisée a montré que la plupart présentaient un biais systématique négatif et une grande dispersion [1]. Selon la recommandation suédoise, l'HbA1c en biologie délocalisée peut être utilisée pour le diagnostic si l'instrument satisfait à l'exigence d'exactitude et est suivi par une évaluation externe de la qualité [2]. L'ADA limite l'analyse diagnostique délocalisée aux instruments approuvés pour le diagnostic et utilisés par du personnel formé dans des laboratoires disposant d'un système qualité certifié [6].

Intervalle de référence et seuils diagnostiques

Les laboratoires suédois indiquent un intervalle de référence de 27–42 mmol/mol chez les personnes de moins de 50 ans et de 31–46 mmol/mol à partir de 50 ans [2,12]. Ce découpage selon l'âge reflète le fait que l'HbA1c augmente d'environ 0,1 point de pourcentage, soit environ 1 mmol/mol, par décennie après 30 ans, même chez les personnes non diabétiques [1,9]. L'intervalle de référence décrit la distribution chez les sujets sains et ne doit pas être confondu avec le seuil diagnostique ni avec les objectifs thérapeutiques [1,2]. La partie supérieure de l'intervalle de référence chevauche en outre les intervalles définis comme à risque accru de diabète.

HbA1c chez l'adulte (mmol/mol) : intervalle de référence et seuils décisionnels Référence, moins de 50 ans 27–42 mmol/mol Référence, à partir de 50 ans 31–46 mmol/mol Prédiabète selon l'ADA 39–47 mmol/mol Risque élevé, pratique suédoise 42–47 mmol/mol Zone diabétique ≥ 48 mmol/mol S'applique aux adultes non enceintes. Une valeur inférieure à 48 mmol/mol n'exclut pas le diabète.

HbA1c et diagnostic

Seuils diagnostiques

En 2011, l'OMS a accepté l'HbA1c comme test diagnostique avec un seuil de 48 mmol/mol (6,5 %), à condition que l'analyse soit standardisée par rapport à la référence internationale avec une assurance qualité rigoureuse et qu'aucune situation n'empêche une mesure correcte [4,9]. Le seuil a été choisi là où la prévalence de la rétinopathie augmente nettement [2]. Dans des données portant sur environ 28 000 personnes dans neuf pays, la rétinopathie modérée était pratiquement inexistante en dessous de 6,5 % [5]. L'OMS a jugé les données insuffisantes pour une recommandation formelle concernant les valeurs inférieures à 48 mmol/mol et a souligné qu'une valeur plus basse n'exclut pas un diabète mis en évidence par la glycémie [2,4].

Évaluation OMS 2011 International Expert Committee 2009 ADA 2026 Pratique suédoise depuis 2014
Diabète ≥48 mmol/mol (6,5 %) ≥48 mmol/mol (6,5 %) ≥48 mmol/mol (6,5 %) ≥48 mmol/mol
Risque accru sous le seuil du diabète Pas de seuil d'HbA1c 42–47 mmol/mol (6,0–6,4 %), risque le plus élevé 39–47 mmol/mol (5,7–6,4 %), prédiabète 42–47 mmol/mol, risque élevé

L'International Expert Committee a renoncé à la notion de prédiabète, car le risque de diabète augmente de façon continue avec l'HbA1c [5]. L'ADA souligne également que le risque est continu et s'étend en dessous de la limite inférieure de l'intervalle [6]. La recommandation suédoise de la Société suédoise de diabétologie (Svensk förening för diabetologi, SFD) préconise, entre 42 et 47 mmol/mol : envisager une HGPO, donner des conseils hygiéno-diététiques, estimer le risque cardiovasculaire et recontrôler l'HbA1c après 6 à 12 mois [2].

Confirmation du diagnostic

Selon la pratique suédoise, le diagnostic est posé à l'aide de l'HbA1c de l'une des façons suivantes [2] :

  • deux HbA1c ≥48 mmol/mol, le second prélèvement étant réalisé un autre jour, de préférence dans les deux semaines
  • une HbA1c ≥48 mmol/mol avec une glycémie à jeun simultanée ≥7,0 mmol/L, ou une glycémie à 2 heures de l'HGPO ≥11,1 mmol/L sur plasma veineux (≥12,2 mmol/L en capillaire)

La glycémie plasmatique est prélevée en même temps que l'HbA1c, afin de ne pas méconnaître une hyperglycémie marquée [2]. En cas de symptômes classiques d'hyperglycémie ou de crise hyperglycémique, une glycémie plasmatique ≥11,1 mmol/L sur plasma veineux (≥12,2 mmol/L en capillaire) suffit, et l'HbA1c indique alors depuis combien de temps l'hyperglycémie évolue [2,6]. En cas de résultats discordants, on répète le test situé dans la zone diabétique, après revue des facteurs susceptibles d'influencer l'HbA1c ou la glycémie. Les valeurs proches du seuil sont suivies par un nouveau prélèvement après 3 à 6 mois [6].

L'HbA1c et les critères glycémiques identifient en partie des personnes différentes. Le seuil de 48 mmol/mol identifie environ un tiers de personnes diabétiques en moins que le seuil de 7,0 mmol/L de la glycémie à jeun, et la concordance entre HbA1c et glycémie à jeun était de 47 % dans une étude [2]. L'HbA1c a aussi une sensibilité inférieure à celle de la glycémie à 2 heures de l'HGPO [6]. L'HbA1c est donc un complément au diagnostic fondé sur la glycémie, et non un substitut [2].

Quand ne pas utiliser l'HbA1c pour le diagnostic

Selon la recommandation suédoise, l'HbA1c ne doit pas être utilisée pour le diagnostic en cas de [2] :

  • suspicion de diabète de type 1
  • enfants et jeunes de moins de 20 ans
  • grossesse et deux premiers mois après l'accouchement
  • durée d'évolution présumée du diabète inférieure à deux mois
  • suspicion de symptômes d'hyperglycémie, situation où un diagnostic fondé sur la glycémie doit toujours être utilisé
  • maladie aiguë suspectée de déclencher le diabète
  • médicaments hyperglycémiants instaurés depuis moins de deux mois, par exemple glucocorticoïdes ou antipsychotiques
  • lésion ou chirurgie du pancréas
  • insuffisance rénale, insuffisance hépatique ou infection par le VIH
  • anémie ou hémoglobinopathie

En cas de début rapide, typiquement dans le diabète de type 1, l'HbA1c n'a pas eu le temps de s'élever au rythme de la glycémie [5]. L'ADA recommande un diagnostic fondé sur la glycémie en cas de certains variants de l'hémoglobine, de grossesse, de déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD), de VIH et de situations de renouvellement érythrocytaire modifié [6]. L'HbA1c est moins adaptée au dépistage du diabète gestationnel, qui est exploré par HGPO [1]. Après un diabète gestationnel, l'HGPO 4 à 12 semaines après l'accouchement est préférée, car l'HbA1c peut alors être abaissée par l'augmentation du renouvellement érythrocytaire de la grossesse et par l'hémorragie de l'accouchement [13].

flowchart TD
A["Suspicion de diabète chez<br>un adulte non enceinte"] --> B["Évaluer si l'HbA1c<br>peut être utilisée"]
B -->|"Non"| C["Diagnostic par la glycémie<br>glycémie à jeun, HGPO ou<br>glycémie si symptômes"]
B -->|"Oui"| D["HbA1c et glycémie<br>simultanée"]
D -->|"Moins de 42"| E["Diabète non démontré<br>HGPO si suspicion<br>persistante"]
D -->|"42 à 47"| F["Risque élevé<br>envisager une HGPO, nouvelle<br>HbA1c dans 6 à 12 mois"]
D -->|"48 ou plus"| G["Confirmer par une nouvelle HbA1c<br>dans les deux semaines, glycémie<br>à jeun ou HGPO"]
G -->|"Dans la zone diabétique"| H["Diabète"]
G -->|"Sous le seuil"| I["Discordance : rechercher les causes d'erreur,<br>répéter le test anormal<br>ou réaliser une HGPO"]

Causes d'erreur

Les causes d'erreur sont biologiques, lorsque la relation entre glycémie et glycation est modifiée, ou analytiques, lorsqu'une substance perturbe la mesure. Les causes biologiques affectent toutes les méthodes. Les causes analytiques dépendent de la méthode et n'ont, dans plusieurs cas, été montrées qu'avec des méthodes anciennes [1].

Facteur Effet sur l'HbA1c Mécanisme Source
Anémie ferriprive Faussement élevée Incertain. L'HbA1c diminue après traitement martial [1,9,14]
Anémie par carence en vitamine B12 ou en folates Faussement élevée Renouvellement érythrocytaire diminué [14]
Splénectomie ou asplénie Faussement élevée Survie érythrocytaire allongée [6,14]
Consommation excessive chronique d'alcool, usage prolongé de salicylés ou d'opioïdes Faussement élevée avec certaines méthodes Adduits et interférence analytique, surtout dans des études anciennes [1,14]
Hypertriglycéridémie ou hyperbilirubinémie marquée Faussement élevée avec certaines méthodes Interférence analytique [1,6]
Urémie Faussement élevée avec les anciennes méthodes fondées sur la charge Hémoglobine carbamylée. Pas de problème avec les méthodes modernes [1,14]
Hémolyse et anémie hémolytique Faussement basse Survie érythrocytaire raccourcie [1,5]
Hémorragie aiguë ou chronique Faussement basse Âge moyen des érythrocytes plus faible [1,14]
Traitement en cours d'une anémie par fer, vitamine B12 ou agents stimulant l'érythropoïèse En baisse, peut devenir faussement basse Âge moyen des érythrocytes plus faible [1,2,6,9]
Maladie rénale chronique avancée et dialyse Peu fiable, sens variable Anémie, survie érythrocytaire plus courte et traitement par agents stimulant l'érythropoïèse [14,15]
Hépatopathie, cirrhose et splénomégalie Faussement basse Survie érythrocytaire raccourcie [6,9,14]
Grossesse Plus basse qu'en dehors de la grossesse Renouvellement érythrocytaire accru [13,14]
Déficit en G6PD Faussement basse Survie érythrocytaire raccourcie. Le variant G202A abaisse d'environ 0,7 à 0,8 point de pourcentage chez les homozygotes [6]
VIH et traitement antirétroviral Faussement basse, sous-estime la glycémie Mal connu [2,6]
Ribavirine et interféron alfa Faussement basse Hémolyse [14]
Vitamine E à fortes doses, vitamine C Vitamine E faussement basse, vitamine C variable selon la méthode Glycation inhibée ou interférence analytique [1,14]
Transfusion sanguine récente Difficile à interpréter, sens variable Les érythrocytes du donneur ont une glycation différente. Données contradictoires [8,9,14]
Variants de l'hémoglobine et HbF élevée Élevée ou basse selon le variant et la méthode, voir ci-dessous Interférence analytique [1,9]
Âge croissant Plus élevée Environ 1 mmol/mol par décennie après 30 ans [1,9]

L'ADA indique que les personnes noires ont en moyenne une HbA1c supérieure d'environ 0,3 point de pourcentage à celle des personnes blanches et hispaniques, mais que la relation entre HbA1c et risque de complications semble identique. L'origine ethnique ne doit pas être utilisée comme substitut des facteurs génétiques susceptibles d'influencer l'HbA1c [6,8].

Variants de l'hémoglobine

Environ 99 % des variants structuraux appartiennent aux types HbS, HbC, HbE et HbD [9]. Les formes hétérozygotes n'entraînent pas de maladie hémolytique et possèdent une valine N-terminale sur la chaîne β, de sorte que l'HbA1c peut être mesurée correctement si le laboratoire utilise une méthode sans interférence avec le variant en cause [1,9]. Chez les homozygotes (HbSS, HbCC, HbEE) et en cas de double hétérozygotie comme l'HbSC, l'HbA est absente et l'HbA1c ne peut alors pas être mesurée du tout [1]. L'HbF est dépourvue de chaînes β, et la chaîne γ porte une glycine N-terminale à la place de la valine, si bien que l'HbF n'est glyquée que sur des résidus lysine. Avec les méthodes immunochimiques et l'affinité au boronate, une HbF élevée donne donc une HbA1c faussement basse, et l'erreur devient importante lorsque l'HbF dépasse 10 à 15 % [9].

Un variant doit être suspecté en cas d'HbA1c inférieure à l'intervalle de référence ou supérieure à 140 mmol/mol (15 %), de discordance nette avec les valeurs glycémiques, de saut brutal après changement de méthode d'analyse et d'anémie avec indices érythrocytaires anormaux [1,14].

HbA1c inattendue en pratique

Lorsque l'HbA1c et les valeurs glycémiques divergent de façon constante, les deux examens doivent être réexaminés, y compris la possibilité d'une interférence analytique [6]. Le laboratoire doit répéter une valeur basse inattendue ou très élevée, de préférence avec une méthode reposant sur un autre principe de mesure, et signaler une suspicion de variant ou de destruction érythrocytaire [1]. Sur le plan clinique, on recherche une hémorragie, une transfusion, un traitement en cours d'une anémie, une grossesse, une maladie rénale ou hépatique ainsi que les médicaments. Des profils de glycémie capillaire pré- et postprandiaux, une CGM ou un autre marqueur de glycation peuvent permettre de déterminer quel examen est trompeur avant de modifier le traitement [14]. Une HbA1c après transfusion récente doit être considérée comme ininterprétable [14].

Alternatives lorsque l'HbA1c n'est pas fiable

Fructosamine et albumine glyquée

La fructosamine mesure les protéines sériques glyquées, principalement l'albumine, et l'albumine glyquée est exprimée en proportion de l'albumine totale. Toutes deux reflètent la glycémie des deux à quatre dernières semaines [8]. Après normalisation aiguë de la glycémie, l'albumine glyquée et la fructosamine ont diminué avec des demi-vies de 17 et 12 jours respectivement [10]. Ces examens sont utiles en cas de variants homozygotes de l'hémoglobine et de renouvellement érythrocytaire modifié, mais ils ne sont pas standardisés et n'ont pas d'objectifs thérapeutiques établis. Ils ont été associés aux complications à long terme dans des études de cohorte épidémiologiques, mais les essais cliniques sont peu nombreux et le niveau de preuve est nettement plus faible que pour l'HbA1c [1,8]. La fructosamine peut être faussement basse en cas d'hypoalbuminémie, par exemple dans le syndrome néphrotique ou une hépatopathie sévère [14].

Paramètres de la mesure continue du glucose

Un consensus international définit des objectifs pour les paramètres de la CGM. L'interprétation repose de préférence sur 14 jours d'enregistrement avec un capteur actif au moins 70 % du temps [8,16].

Paramètre CGM La plupart des adultes atteints de diabète de type 1 ou de type 2 Sujets âgés en état de santé complexe ou intermédiaire
Temps dans la cible, TIR (3,9–10,0 mmol/L) Plus de 70 % Plus de 50 %
Temps sous 3,9 mmol/L Moins de 4 % Moins de 1 %
Temps sous 3,0 mmol/L Moins de 1 % Moins de 1 %
Temps au-dessus de 10,0 mmol/L Moins de 25 % Moins de 50 %
Temps au-dessus de 13,9 mmol/L Moins de 5 % Moins de 10 %
Coefficient de variation 36 % au maximum 36 % au maximum

Un TIR de 70 % correspondait à une HbA1c d'environ 53 mmol/mol (7 %) et un TIR de 50 % à environ 64 mmol/mol (8 %). Chaque augmentation du TIR de 10 points de pourcentage correspondait à une baisse de l'HbA1c d'environ 5 mmol/mol [16]. Dans le diabète de type 1 pendant la grossesse, l'objectif est plus de 70 % du temps entre 3,5 et 7,8 mmol/L [16].

Le glucose management indicator (GMI) estime l'HbA1c à partir de la glycémie moyenne de la CGM : GMI (mmol/mol) = 12,71 + 4,70587 × glycémie moyenne (mmol/L), calculé sur au moins 10 et de préférence 14 jours de données. Le GMI et l'HbA1c du laboratoire différaient de 0,5 point de pourcentage ou plus chez 28 % de 528 personnes. Un écart constant chez un individu évoque une survie érythrocytaire ou une vitesse de glycation atypique [17]. Le GMI ne doit pas être utilisé comme estimation de l'HbA1c pendant la grossesse [13].

HbA1c et risque de complications

La relation entre HbA1c et complications est continue et sans seuil. Dans l'UKPDS 35, chaque baisse d'un point de pourcentage de l'HbA1c moyenne actualisée était associée à un risque inférieur de 37 % de complications microvasculaires (IC à 95 % 33–41), de 14 % d'infarctus du myocarde (8–21) et de 21 % de mortalité liée au diabète (15–27) [18]. Dans le DCCT, chaque réduction relative de 10 % de l'HbA1c était associée à un risque de progression de la rétinopathie inférieur de 44 % [1].

Étude Population HbA1c, intensif contre standard Résultat principal
DCCT 1993 1 441 patients atteints de diabète de type 1, 6,5 ans Environ 7 contre 9 % (53 contre 75 mmol/mol) Apparition d'une rétinopathie réduite de 76 % dans la cohorte de prévention primaire (IC 62–85), microalbuminurie réduite de 39 %, neuropathie clinique réduite de 60 %. Hypoglycémies sévères deux à trois fois plus fréquentes
DCCT/EDIC 2005 93 % de la cohorte DCCT, 17 ans en moyenne L'écart s'est réduit puis a disparu après l'étude Événements cardiovasculaires réduits de 42 % (IC 9–63). Infarctus du myocarde non fatal, AVC ou décès cardiovasculaire réduits de 57 % (12–79)
UKPDS 33 1998 3 867 patients atteints de diabète de type 2 nouvellement diagnostiqué, 10 ans 7,0 contre 7,9 % (53 contre 63 mmol/mol) Critère lié au diabète réduit de 12 % (IC 1–21), critères microvasculaires réduits de 25 % (7–40). Pas d'effet significatif sur la mortalité
UKPDS, suivi à 10 ans 2008 3 277 des 4 209 patients randomisés dans l'UKPDS 33 et 34, y compris le bras metformine chez les patients en surpoids L'écart a disparu après la première année Sulfamide hypoglycémiant ou insuline : infarctus du myocarde réduit de 15 % et mortalité totale réduite de 13 %. Metformine chez les patients en surpoids : infarctus du myocarde réduit de 33 % et mortalité totale réduite de 27 %
ACCORD 2008 10 251 patients atteints de diabète de type 2 avec maladie cardiovasculaire ou facteurs de risque 6,4 contre 7,5 % (46 contre 58 mmol/mol) Critère principal HR 0,90 (0,78–1,04). Mortalité totale HR 1,22 (1,01–1,46). Bras intensif interrompu après 3,5 ans
ADVANCE 2008 11 140 patients atteints de diabète de type 2 6,5 contre 7,3 % (48 contre 56 mmol/mol) Critère combiné macro- et microvasculaire HR 0,90 (0,82–0,98), principalement néphropathie HR 0,79 (0,66–0,93). Événements macrovasculaires HR 0,94 (0,84–1,06)
VADT 2009 1 791 patients atteints de diabète de type 2, durée d'évolution moyenne 11,5 ans 6,9 contre 8,4 % (52 contre 68 mmol/mol) Critère cardiovasculaire principal HR 0,88 (0,74–1,05). Mortalité totale HR 1,07 (0,81–1,42)

Sources du tableau : DCCT [8,19], DCCT/EDIC [8,20], UKPDS 33 [21], suivi de l'UKPDS [22], ACCORD [23], ADVANCE [24], VADT [25]. Les valeurs en mmol/mol sont converties avec l'équation maîtresse.

Dans le diabète de type 1 et le diabète de type 2 nouvellement diagnostiqué, un niveau d'HbA1c plus bas réduit les complications microvasculaires, et l'effet sur la maladie cardiovasculaire n'apparaît qu'à long terme [19,20,22,26]. Chez les personnes ayant une longue durée d'évolution du diabète et un risque cardiovasculaire élevé, l'abaissement à des niveaux proches de la normale n'a pas entraîné de réduction significative des événements cardiovasculaires majeurs sur 3,5 à 5,6 ans, et la mortalité a augmenté dans ACCORD [23,24,25,26]. Selon l'ESC 2023, une baisse de l'HbA1c réduit avant tout les complications microvasculaires, en particulier pour des niveaux inférieurs à 53 mmol/mol (7 %). Une méta-analyse de l'UKPDS, d'ADVANCE, d'ACCORD et du VADT portant sur 27 049 participants a montré moins d'événements cardiovasculaires majeurs, du fait d'une diminution des infarctus du myocarde, mais aucun effet sur l'insuffisance cardiaque ni sur l'AVC [26]. La réduction supplémentaire des complications microvasculaires obtenue en abaissant de 53 à 42 mmol/mol est faible en valeur absolue et peut être contrebalancée par le risque d'hypoglycémie sous insuline ou insulinosécréteurs [8].

Objectifs thérapeutiques

Objectifs suédois

Les recommandations nationales de la Socialstyrelsen pour la prise en charge du diabète (2018) proposent un objectif thérapeutique d'HbA1c inférieur à 52 mmol/mol pour le diabète de type 1 comme de type 2. Une valeur repère supérieure peut être de 70 mmol/mol, car le risque de complications augmente fortement à ce niveau et au-delà. Un diabète nouvellement diagnostiqué, un âge de début précoce et un faible risque de maladie cardiovasculaire non détectée peuvent justifier des valeurs dans la zone normale ou à proximité. Des hypoglycémies sévères fréquentes, des complications sévères, d'autres maladies et une espérance de vie limitée peuvent justifier un niveau plus élevé [7]. Les niveaux cibles de la Socialstyrelsen prévoient que moins de 20 % des personnes atteintes de diabète de type 1 et moins de 10 % des personnes atteintes de diabète de type 2 aient une HbA1c supérieure à 70 mmol/mol, mesurée dans le registre national suédois du diabète (Nationella diabetesregistret, NDR) [7]. La Socialstyrelsen souligne que ces objectifs reposent sur un consensus.

Recommandations internationales

L'ADA 2026 indique une HbA1c inférieure à 53 mmol/mol (7 %) pour de nombreux adultes non enceintes sans hypoglycémie sévère. Une valeur inférieure à 48 mmol/mol (6,5 %) peut être appropriée en cas de bon état de santé et de faible risque lié au traitement, et des objectifs moins stricts, par exemple jusqu'à 64 mmol/mol (8 %), en cas d'état de santé complexe ou d'espérance de vie limitée. Une hypoglycémie sévère ou récidivante est une indication absolue de modifier le traitement [8]. L'ESC 2023 insiste sur des objectifs d'HbA1c individualisés et un temps minimal en hypoglycémie, et renvoie à un consensus fixant un temps en hypoglycémie inférieur à 1 %, soit moins de 15 minutes par jour, en cas de risque cardiovasculaire élevé. Dans le diabète de type 2 avec maladie cardiovasculaire athéroscléreuse, les inhibiteurs de SGLT2 ou les agonistes des récepteurs du GLP-1 sont recommandés indépendamment de l'équilibre glycémique [26]. En cas de diabète et de maladie rénale chronique, le KDIGO recommande un objectif individualisé compris entre moins de 48 et moins de 64 mmol/mol (6,5–8,0 %) [15].

Population Objectif d'HbA1c Source
Adultes diabétiques en Suède Moins de 52 mmol/mol, valeur repère supérieure 70 mmol/mol Socialstyrelsen 2018 [7]
Nombreux adultes non enceintes Moins de 53 mmol/mol (7,0 %) ADA 2026 [8]
Bon état de santé et faible risque lié au traitement Moins de 48 mmol/mol (6,5 %) peut être approprié ADA 2026 [8]
Diabète et maladie rénale chronique Individualisé, de moins de 48 à moins de 64 mmol/mol ADA et KDIGO 2022 [15]
Sujets âgés en bon état de santé Moins de 53–58 mmol/mol (7,0–7,5 %) ADA 2026 [27]
Sujets âgés en état de santé complexe ou intermédiaire Moins de 64 mmol/mol (8,0 %) ADA 2026 [27]
Sujets âgés en état de santé très complexe ou mauvais Ne pas se fonder sur l'HbA1c, éviter l'hypoglycémie et l'hyperglycémie symptomatique ADA 2026 [27]
Avant une grossesse programmée De préférence moins de 48 mmol/mol (6,5 %) ADA 2026 [13]
Pendant la grossesse Moins de 42 mmol/mol (6 %), peut être assoupli à moins de 53 mmol/mol (7 %) ADA 2026 [13]

Sujets âgés et fragiles

L'ADA classe les sujets âgés selon leur état de santé. Un état de santé complexe ou intermédiaire correspond par exemple à au moins trois maladies chroniques, plusieurs limitations fonctionnelles ou des troubles cognitifs légers à modérés. Un état de santé très complexe correspond par exemple à un hébergement en soins de longue durée, une maladie en phase terminale ou des troubles cognitifs modérés à sévères [8,27]. En cas d'insuffisance rénale, d'hémorragie récente ou de traitement par érythropoïétine, fréquents chez le sujet âgé, l'HbA1c peut être trompeuse, et les objectifs sont alors fixés à partir de la glycémie plasmatique ou de la CGM [27].

Grossesse et grossesse programmée

Une HbA1c élevée au cours des dix premières semaines de grossesse est associée à un risque accru de malformations. Le risque le plus faible de malformations, de prééclampsie et d'accouchement prématuré est observé avec une HbA1c inférieure à 48 mmol/mol avant la conception [13]. Pendant la grossesse, l'HbA1c diminue physiologiquement du fait de l'augmentation du renouvellement érythrocytaire, et comme l'HbA1c est une mesure intégrée de la glycémie, elle ne reflète pas pleinement l'hyperglycémie postprandiale responsable de la macrosomie. L'HbA1c ne remplace donc pas l'autosurveillance glycémique ni la CGM, et elle peut devoir être contrôlée tous les mois [1,13].

Fréquence de surveillance et interprétation des variations

L'HbA1c est dosée au diagnostic puis environ tous les trois mois jusqu'à l'atteinte de l'objectif individuel. En cas d'équilibre glycémique stable dans la cible, au moins deux dosages par an suffisent. Des contrôles plus rapprochés sont nécessaires en cas de modification du traitement, d'hypo- ou d'hyperglycémies fréquentes ou sévères et de changement de l'état de santé [1,8]. Les personnes diabétiques hospitalisées doivent bénéficier d'un dosage de l'HbA1c en l'absence de valeur datant des trois derniers mois [1].

Après une baisse importante de la glycémie, environ la moitié de la diminution finale de l'HbA1c est atteinte au bout d'environ cinq semaines, puis la valeur diminue plus lentement [10]. Un dosage à un mois indique donc la tendance, tandis qu'un contrôle environ tous les trois mois permet de déterminer si l'objectif est atteint [8]. Une différence d'environ 5 mmol/mol (0,5 point de pourcentage) entre deux dosages est généralement considérée comme une variation réelle, alors que des différences d'environ 3 mmol/mol peuvent relever de la variation analytique [1,9].

Pour une HbA1c de 42–47 mmol/mol, un nouveau dosage est réalisé après 6 à 12 mois. En dessous de 42 mmol/mol, une évaluation individuelle du risque est effectuée, car par exemple un antécédent de diabète gestationnel, une forte hérédité ou une hyperglycémie transitoire lors d'une maladie aiguë peuvent impliquer un risque élevé malgré une HbA1c normale [2].

Sources

  1. Sacks DB, Arnold M, Bakris GL et al. Guidelines and Recommendations for Laboratory Analysis in the Diagnosis and Management of Diabetes Mellitus. Diabetes Care 2023. PMID: 37471273
  2. Lilja M, Jansson S, Alvarsson M et al. HbA1c blir kompletterande metod för diagnostik av diabetes. Samordnat införande i Sverige januari 2014. Läkartidningen 2013. PMID: 24494398
  3. Landin-Olsson M, Jeppsson JO, Nordin G. HbA1c: ny standardisering införs i Sverige. Den nya enheten blir mmol/mol. Läkartidningen 2010. PMID: 21294350
  4. World Health Organization. Use of Glycated Haemoglobin (HbA1c) in the Diagnosis of Diabetes Mellitus: Abbreviated Report of a WHO Consultation. WHO 2011. PMID: 26158184
  5. International Expert Committee. International Expert Committee report on the role of the A1C assay in the diagnosis of diabetes. Diabetes Care 2009. PMID: 19502545
  6. American Diabetes Association Professional Practice Committee for Diabetes. 2. Diagnosis and Classification of Diabetes: Standards of Care in Diabetes-2026. Diabetes Care 2026. PMID: 41358893
  7. Socialstyrelsen. Nationella riktlinjer för diabetesvård: stöd för styrning och ledning. Artikelnummer 2018-10-25, reviderad 2026. https://www.socialstyrelsen.se/contentassets/f0bc11a3e04142c8a1c139e67cc0c8a1/2018-10-25.pdf (läst 2026-10-06)
  8. American Diabetes Association Professional Practice Committee for Diabetes. 6. Glycemic Goals, Hypoglycemia, and Hyperglycemic Crises: Standards of Care in Diabetes-2026. Diabetes Care 2026. PMID: 41358894
  9. Weykamp C. HbA1c: a review of analytical and clinical aspects. Ann Lab Med 2013. PMID: 24205486
  10. Tahara Y, Shima K. Kinetics of HbA1c, glycated albumin, and fructosamine and analysis of their weight functions against preceding plasma glucose level. Diabetes Care 1995. PMID: 7497851
  11. Nathan DM, Kuenen J, Borg R et al. Translating the A1C assay into estimated average glucose values. Diabetes Care 2008. PMID: 18540046
  12. Karolinska Universitetslaboratoriet. Hemoglobin A1c, B- (analysanvisning). Reviderad 2026-03-16. https://www.karolinska.se/pta/klinisk-kemi/hemoglobin-a1c-b-/ (läst 2026-10-06)
  13. American Diabetes Association Professional Practice Committee for Diabetes. 15. Management of Diabetes in Pregnancy: Standards of Care in Diabetes-2026. Diabetes Care 2026. PMID: 41358885
  14. Radin MS. Pitfalls in hemoglobin A1c measurement: when results may be misleading. J Gen Intern Med 2014. PMID: 24002631
  15. de Boer IH, Khunti K, Sadusky T et al. Diabetes Management in Chronic Kidney Disease: A Consensus Report by the American Diabetes Association (ADA) and Kidney Disease: Improving Global Outcomes (KDIGO). Diabetes Care 2022. PMID: 36189689
  16. Battelino T, Danne T, Bergenstal RM et al. Clinical Targets for Continuous Glucose Monitoring Data Interpretation: Recommendations From the International Consensus on Time in Range. Diabetes Care 2019. PMID: 31177185
  17. Bergenstal RM, Beck RW, Close KL et al. Glucose Management Indicator (GMI): A New Term for Estimating A1C From Continuous Glucose Monitoring. Diabetes Care 2018. PMID: 30224348
  18. Stratton IM, Adler AI, Neil HA et al. Association of glycaemia with macrovascular and microvascular complications of type 2 diabetes (UKPDS 35): prospective observational study. BMJ 2000. PMID: 10938048
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  21. UK Prospective Diabetes Study (UKPDS) Group. Intensive blood-glucose control with sulphonylureas or insulin compared with conventional treatment and risk of complications in patients with type 2 diabetes (UKPDS 33). Lancet 1998. PMID: 9742976
  22. Holman RR, Paul SK, Bethel MA et al. 10-year follow-up of intensive glucose control in type 2 diabetes. N Engl J Med 2008. PMID: 18784090
  23. Action to Control Cardiovascular Risk in Diabetes Study Group, Gerstein HC, Miller ME et al. Effects of intensive glucose lowering in type 2 diabetes. N Engl J Med 2008. PMID: 18539917
  24. ADVANCE Collaborative Group, Patel A, MacMahon S et al. Intensive blood glucose control and vascular outcomes in patients with type 2 diabetes. N Engl J Med 2008. PMID: 18539916
  25. Duckworth W, Abraira C, Moritz T et al. Glucose control and vascular complications in veterans with type 2 diabetes. N Engl J Med 2009. PMID: 19092145
  26. Marx N, Federici M, Schütt K et al. 2023 ESC Guidelines for the management of cardiovascular disease in patients with diabetes. Eur Heart J 2023. PMID: 37622663
  27. American Diabetes Association Professional Practice Committee for Diabetes. 13. Older Adults: Standards of Care in Diabetes-2026. Diabetes Care 2026. PMID: 41358888

Mis à jour 6 octobre 2026