Atropin Viatris · Atropin Abboxia · Atropine Accord
Traitement de première intention des bradycardies symptomatiques, mais uniquement lorsque la bradycardie est d'origine vagale ou siège dans le nœud sinusal ou le nœud auriculoventriculaire. L'atropine bloque les récepteurs muscariniques et lève ainsi le frein parasympathique — s'il n'y a pas de frein à lever, il ne se passe rien, ce qui explique entièrement son inefficacité dans les blocs infranodaux. L'effet apparaît en moins d'une minute et s'estompe en une heure environ, ce qui en fait un pont vers la stimulation plutôt qu'un traitement.
Dans le bloc auriculoventriculaire du second degré Mobitz 2 et dans le bloc complet à complexes larges, le bloc siège en dessous du nœud auriculoventriculaire et l'atropine est sans effet — ne pas perdre de temps et passer directement à la stimulation externe ou à l'isoprénaline. Des doses inférieures à 0,5 mg peuvent provoquer une bradycardie paradoxale par stimulation vagale centrale.
| Indication | Schéma | Commentaire |
|---|---|---|
| Bradycardie symptomatique | 0,5 mg IV, à renouveler toutes les 3 à 5 min sans dépasser 3 mg au total | ne jamais administrer moins de 0,5 mg par dose |
| Bradycardie réflexe vagale lors de l'anesthésie ou de l'intubation | 0,5–1 mg IV | peut être administrée en prophylaxie lors de laryngoscopies répétées chez l'enfant |
| Intoxication par organophosphorés ou neurotoxiques | 2 mg IV, dose doublée toutes les 5 min jusqu'à assèchement des voies aériennes | aucune dose maximale ; titrer sur les sécrétions, pas sur la fréquence cardiaque |
| Antagonisation du bloc neuromusculaire | 0,5–1 mg IV pour 2,5 mg de néostigmine | administrée simultanément afin de prévenir la bradycardie |
| Bradycardie de l'enfant | 0,02 mg/kg IV, dose minimale 0,1 mg, dose maximale 0,5 mg | une hypoxie doit d'abord être écartée et corrigée |
Pas d'adaptation posologique établie pour les doses uniques. Environ la moitié de la dose est éliminée sous forme inchangée par voie rénale, si bien que des administrations répétées en cas d'insuffisance rénale sévère peuvent prolonger l'effet anticholinergique.
Pas d'adaptation posologique établie.
0,02 mg/kg IV (au minimum 0,1 mg, au maximum 0,5 mg par dose) ; peut être renouvelée une fois.
Ne pas s'obstiner à injecter de l'atropine dans un bloc auriculoventriculaire du second degré Mobitz 2 ou un bloc complet à complexes larges, ni chez un transplanté cardiaque dont le cœur est dénervé — dans les deux cas il n'existe aucun tonus vagal à bloquer, et l'atropine peut même aggraver la situation en accélérant la fréquence sinusale sans que la conduction suive. Passer à la stimulation.