Utilisation clinique
Cette synthèse est un aide-mémoire des antihypertenseurs intraveineux utilisés en situation d'urgence hypertensive. Elle résume le mécanisme d'action, le délai d'action, la durée d'effet, la posologie, les effets indésirables et les précautions essentielles.
Une urgence hypertensive se définit par une pression artérielle très élevée associée à une atteinte aiguë d'organe cible, récente ou évolutive. Les manifestations habituelles sont l'encéphalopathie hypertensive, l'hémorragie intracérébrale, le syndrome coronarien aigu, l'insuffisance ventriculaire gauche aiguë avec œdème pulmonaire, le syndrome aortique aigu, l'insuffisance rénale aiguë, l'hémolyse microangiopathique ainsi que la prééclampsie sévère et l'éclampsie. La pression artérielle est souvent d'au moins 180/120 mmHg, mais aucun seuil absolu ne définit ce tableau. Une élévation tensionnelle rapide peut provoquer une atteinte d'organe grave même à des niveaux plus bas, en particulier au cours de la grossesse [1,2].
L'hypertension maligne n'est pas tout à fait synonyme d'urgence hypertensive. Ce terme désigne une hypertension sévère avec rétinopathie hypertensive évoluée, habituellement des hémorragies rétiniennes, des exsudats, des nodules cotonneux ou un œdème papillaire. Un traitement intraveineux s'impose s'il existe une atteinte d'organe aiguë menaçant le pronostic vital. Une rétinopathie maligne isolée, sans autre atteinte d'organe aiguë, peut souvent être traitée plus prudemment par voie orale sous surveillance rapprochée [3,4].
Une pression artérielle très élevée sans atteinte aiguë d'organe cible ne doit normalement pas être abaissée rapidement par voie intraveineuse. Un tel traitement n'a pas démontré d'amélioration du pronostic et peut provoquer une hypotension, une insuffisance rénale aiguë, une ischémie myocardique ou une hypoperfusion cérébrale. La douleur, l'anxiété, la rétention urinaire, l'hypoxie, l'arrêt d'un traitement et une mesure tensionnelle incorrecte doivent être corrigés avant toute intensification thérapeutique [1,2].
Le niveau de preuve établissant qu'un antihypertenseur intraveineux donné améliore la mortalité ou le niveau fonctionnel à long terme est limité. Une revue Cochrane a conclu que les données randomisées étaient insuffisantes pour désigner le meilleur produit. Le choix est donc guidé avant tout par l'atteinte d'organe, la pharmacologie du médicament, les comorbidités et la possibilité d'une titration sûre [5].
Disponibilité en Suède. Plusieurs médicaments présentés ici ne sont pas commercialisés de façon courante en Suède et peuvent nécessiter une autorisation d'importation : notamment la clévidipine, la nicardipine, le fénoldopam, l'énalaprilate, la phentolamine et le nitroprussiate de sodium. La disponibilité peut évoluer. Vérifiez le référencement local, le statut réglementaire, la concentration, les consignes de dilution et le protocole local avant toute prescription.
Principes généraux du traitement
Le patient doit être pris en charge aux urgences, en réanimation, en unité de soins intensifs cardiologiques ou dans toute autre unité permettant des contrôles tensionnels rapprochés et une surveillance continue. Un cathéter artériel est souvent indiqué lorsqu'un pilotage très rapide ou très précis est nécessaire, par exemple en cas de syndrome aortique aigu, d'atteinte neurologique sévère ou de traitement par nitroprussiate de sodium.
Dans la plupart des urgences hypertensives, on vise ce qui suit :
- Abaisser la pression artérielle moyenne d'au plus 20 à 25 % environ au cours de la première heure.
- Puis, si le patient est stable, abaisser la pression artérielle vers 160/100 à 110 mmHg environ au cours des 2 à 6 heures suivantes.
- Une fois l'atteinte d'organe stabilisée, la pression artérielle peut être abaissée prudemment plus avant au cours des 24 à 48 heures suivantes [3,4,6].
Il s'agit d'un principe général, non d'un objectif universel. L'hypertension chronique déplace l'autorégulation cérébrale et rénale vers des pressions plus élevées. Une normalisation trop rapide peut donc provoquer une ischémie cérébrale, coronaire ou rénale. L'état neurologique, la diurèse, la créatinine, l'équilibre acido-basique et les signes d'ischémie myocardique doivent être surveillés pendant le traitement [4,6].
Exceptions importantes
| Situation | Stratégie générale | Premiers choix habituels |
|---|---|---|
| Syndrome aortique aigu | Contrôle immédiat de la fréquence cardiaque et abaissement rapide de la pression systolique vers 100 à 120 mmHg, si la perfusion des organes le permet | Esmolol ou labétalol d'abord, puis un vasodilatateur si nécessaire |
| Encéphalopathie hypertensive | Abaisser la pression artérielle moyenne d'au plus 20 à 25 % pendant les premières heures | Nicardipine ou labétalol |
| Hémorragie intracérébrale | Lorsque la pression systolique est de 150 à 220 mmHg, un objectif d'environ 140 mmHg est souvent raisonnable. Éviter un objectif systématique inférieur à 140 mmHg | Nicardipine, clévidipine ou labétalol |
| Accident vasculaire cérébral ischémique aigu sans traitement de reperfusion | S'abstenir en règle d'un abaissement urgent si la pression artérielle est inférieure à 220/120 mmHg et en l'absence d'autre atteinte d'organe à traiter | Si nécessaire, nicardipine ou labétalol |
| Thrombolyse d'un accident ischémique | En dessous de 185/110 mmHg avant le traitement, puis en dessous de 180/105 mmHg pendant les premières 24 heures | Nicardipine, clévidipine ou labétalol |
| Œdème pulmonaire hypertensif | Réduction rapide de la précharge et de la postcharge, en même temps qu'un support ventilatoire | Trinitrine, parfois clévidipine ou nitroprussiate |
| Syndrome coronarien aigu | Soulager l'ischémie et abaisser la postcharge sans trop abaisser la pression diastolique | Trinitrine et, si l'hémodynamique s'y prête, un bêtabloquant |
| Prééclampsie ou éclampsie | Traiter sans délai une pression artérielle persistante d'au moins 160/110 mmHg | Labétalol, hydralazine ou nifédipine par voie orale |
| Crise de phéochromocytome | Alphabloquage avant tout bêtabloquage isolé | Phentolamine, puis bêtabloquant si nécessaire |
| Intoxication sympathomimétique | Sédation et réduction de la stimulation sympathique centrale d'abord | Benzodiazépine, puis dérivé nitré, phentolamine ou autre vasodilatateur |
Dans l'hémorragie intracérébrale, un abaissement plus intensif vers environ 140 mmHg n'a pas nettement réduit la mortalité, mais peut limiter l'expansion de l'hématome et apporter une amélioration modeste du pronostic fonctionnel. Un abaissement en dessous de 140 mmHg n'a en revanche pas montré de bénéfice supplémentaire et a augmenté, dans certaines études, le risque de complications rénales [7].
Dans l'accident ischémique aigu sans traitement de reperfusion, un abaissement tensionnel précoce peut compromettre la perfusion de la zone de pénombre. Une revue Cochrane n'a mis en évidence aucune réduction globale du décès ou de la dépendance fonctionnelle par un abaissement tensionnel en aigu [8]. Après une thrombectomie réussie, la pression systolique doit habituellement être maintenue au maximum à 180 mmHg, tandis qu'un abaissement agressif en dessous de 140 mmHg peut dégrader le pronostic fonctionnel [7].
Dans l'hémorragie sous-arachnoïdienne, les données étayant un objectif tensionnel précis sont très faibles. Le traitement doit être individualisé en concertation avec le neurochirurgien ou le neuroradiologue interventionnel, en tenant compte du risque de resaignement, de la perfusion cérébrale et du fait que l'anévrisme soit ou non exclu [9].
Choix rapide du médicament
| Situation clinique | Options adaptées | À éviter ou à utiliser avec une prudence particulière |
|---|---|---|
| Urgence neurologique | Nicardipine, clévidipine, labétalol | Trinitrine et nitroprussiate en cas d'hypertension intracrânienne |
| Syndrome aortique aigu | Esmolol ou labétalol, puis nicardipine, clévidipine ou nitroprussiate | Vasodilatateur pur avant le contrôle de la fréquence cardiaque |
| Œdème pulmonaire ou syndrome coronarien aigu | Trinitrine | Bêtabloquants en cas d'insuffisance cardiaque aiguë décompensée |
| Bradycardie ou bloc auriculoventriculaire | Nicardipine, clévidipine | Esmolol, labétalol, métoprolol, clonidine |
| Asthme ou bronchospasme | Nicardipine, clévidipine | Labétalol et autres bêtabloquants |
| Insuffisance rénale | Nicardipine, clévidipine, labétalol | Nitroprussiate en traitement prolongé |
| Grossesse | Labétalol, hydralazine, nifédipine par voie orale | Énalaprilate ; nitroprussiate s'il existe une alternative plus sûre |
| Crise de phéochromocytome | Phentolamine | Bêtabloquage isolé avant l'alphabloquage |
| Cocaïne ou amphétamines | Benzodiazépine d'abord, puis dérivé nitré ou phentolamine | Bêtabloquage isolé à la phase aiguë |
| Rétrécissement aortique serré | Titration individuelle prudente | La clévidipine et les autres vasodilatateurs puissants peuvent provoquer une hypotension critique |
Inhibiteurs calciques
Clévidipine
La clévidipine est une dihydropyridine d'action ultracourte qui dilate essentiellement les artérioles. Elle diminue les résistances vasculaires systémiques et la postcharge, avec peu d'effet direct sur la capacitance veineuse, la conduction et la contractilité myocardique. La molécule est rapidement hydrolysée par les estérases du sang et des tissus, indépendamment des fonctions rénale et hépatique [10].
| Caractéristique | Clévidipine |
|---|---|
| Nom commercial | Cleviprex® |
| Situations adaptées | Urgence hypertensive neurologique, hypertension périopératoire, insuffisance rénale, besoin d'une titration très rapide |
| Délai d'action | Environ 2 à 4 minutes |
| Durée d'effet après l'arrêt | Environ 5 à 15 minutes |
| Administration | Perfusion intraveineuse continue |
| Dose initiale | 1 à 2 mg/heure |
| Titration | La dose peut initialement être doublée toutes les 90 secondes environ. À l'approche de l'objectif, on utilise des paliers plus petits, habituellement 1 à 2 mg/heure toutes les 5 à 10 minutes |
| Dose d'entretien usuelle | 4 à 6 mg/heure, mais des doses plus élevées sont souvent nécessaires |
| Dose maximale étudiée | 32 mg/heure. En raison de la charge lipidique, on recommande normalement de ne pas dépasser 1 000 mL d'émulsion par 24 heures, ce qui correspond à une dose moyenne de 21 mg/heure sur 24 heures |
| Effets indésirables fréquents | Céphalées, nausées, hypotension, tachycardie réflexe |
| Autres risques | Hypertriglycéridémie, fibrillation atriale, aggravation possible d'une insuffisance cardiaque |
| Contre-indications | Allergie au soja ou à l'œuf, trouble sévère du métabolisme lipidique, rétrécissement aortique serré |
| Surveillance | Pression artérielle et fréquence cardiaque en continu. Tenir compte des autres apports d'émulsion lipidique, par exemple nutrition parentérale ou propofol |
L'étude VELOCITY a porté sur des patients dont la pression systolique dépassait 180 mmHg. Environ 90 % ont atteint l'intervalle cible fixé individuellement en moins de 30 minutes. Dans un petit sous-groupe présentant une insuffisance rénale modérée à sévère, le délai médian jusqu'à l'objectif était de 8,5 minutes, sans signe d'abaissement excessif systématique [11].
L'étude ECLIPSE a inclus des patients présentant une hypertension périopératoire en chirurgie cardiaque. La clévidipine a mieux maintenu la pression artérielle dans l'intervalle prédéfini que la trinitrine et le nitroprussiate, et à peu près aussi bien que la nicardipine. L'étude ne démontre pas que la clévidipine soit globalement supérieure dans toutes les urgences hypertensives, la population étant essentiellement composée de patients de chirurgie cardiaque [12].
Nicardipine
La nicardipine est une dihydropyridine qui produit principalement une dilatation artériolaire. L'affirmation selon laquelle elle entraînerait davantage de veinodilatation que de dilatation artériolaire est inexacte. Elle abaisse les résistances vasculaires systémiques et la postcharge et agit bien sur les lits vasculaires cérébral et coronaire.
| Caractéristique | Nicardipine |
|---|---|
| Nom commercial | Cardene®, Loxen® |
| Situations adaptées | Encéphalopathie hypertensive, hémorragie intracérébrale, accident ischémique lorsqu'un abaissement est indiqué, insuffisance rénale aiguë, hypertension périopératoire |
| Délai d'action | Environ 5 à 15 minutes |
| Durée d'effet après l'arrêt | Habituellement 30 minutes à 4 heures, parfois davantage après une perfusion prolongée |
| Administration | Perfusion intraveineuse continue |
| Dose initiale | 5 mg/heure |
| Titration | Augmenter de 2,5 mg/heure toutes les 5 à 15 minutes |
| Dose maximale | 15 mg/heure |
| Effets indésirables | Céphalées, bouffées vasomotrices, nausées, œdème périphérique, hypotension et tachycardie réflexe |
| Précautions | Insuffisance cardiaque aiguë décompensée, rétrécissement aortique serré et ischémie myocardique évolutive avec tachycardie |
| Inconvénient pratique | L'effet s'estompe plus lentement que celui de la clévidipine, ce qui peut laisser persister une hypotension après l'arrêt de la perfusion |
Dans une comparaison randomisée, 91,4 % des patients recevant de la nicardipine ont atteint leur objectif systolique prédéfini en moins de 30 minutes, contre 76,1 % avec des bolus intermittents de labétalol. La différence peut tenir en partie à la comparaison d'une perfusion continue avec un traitement en bolus. L'étude n'avait pas la puissance nécessaire pour la mortalité ou le pronostic fonctionnel, et de nombreux participants avaient une atteinte d'organe suspectée et non confirmée [13].
Inhibiteurs de l'enzyme de conversion
Énalaprilate
L'énalaprilate est le métabolite actif de l'énalapril. Son effet dépend de l'activité rénine et de la volémie, et peut donc être très difficile à prévoir en situation aiguë. Sa durée d'effet est longue et il se prête mal aux situations où la pression artérielle doit pouvoir être ajustée minute par minute.
| Caractéristique | Énalaprilate |
|---|---|
| Nom commercial | Vasotec IV® |
| Utilisation | Rarement justifié dans l'urgence hypertensive. Peut être envisagé dans des cas sélectionnés à forte activité rénine, en l'absence d'alternative titrable d'action brève |
| Délai d'action | Environ 15 minutes |
| Effet maximal | Souvent après 1 à 4 heures |
| Durée d'effet | Environ 6 à 12 heures, parfois jusqu'à 24 heures |
| Dose | 1,25 mg par voie intraveineuse en 5 minutes. Répétable toutes les 6 heures. Une dose initiale plus faible, par exemple 0,625 mg, doit être envisagée en cas d'hypovolémie, de traitement diurétique associé ou d'insuffisance rénale |
| Effets indésirables | Hypotension prolongée, hyperkaliémie, dégradation de la fonction rénale et angio-œdème |
| Contre-indications | Grossesse, antécédent d'angio-œdème sous inhibiteur de l'enzyme de conversion et sténose bilatérale des artères rénales |
| À éviter | Insuffisance rénale aiguë, hypovolémie, hyperkaliémie, infarctus du myocarde avec hémodynamique instable et toute situation exigeant une réversibilité rapide |
L'activation du système rénine-angiotensine dans l'hypertension maligne et la natriurèse de pression peuvent rendre le patient très sensible à l'inhibition de l'enzyme de conversion. Les produits d'action brève et titrables sont donc normalement plus sûrs à la phase initiale [4,14].
Bêtabloquants
Esmolol
L'esmolol est un bêtabloquant relativement bêta-1 sélectif à demi-vie très brève. Il est métabolisé par les estérases érythrocytaires et son effet est pour l'essentiel indépendant des fonctions rénale et hépatique. La récupération complète du bêtabloquage survient habituellement en 20 à 30 minutes après l'arrêt de la perfusion [15].
| Caractéristique | Esmolol |
|---|---|
| Nom commercial | Brevibloc® |
| Indication de premier choix | Syndrome aortique aigu avec tachycardie ou contractilité élevée |
| Autres utilisations | Hypertension périopératoire, tachycardie supraventriculaire et cas sélectionnés d'ischémie myocardique aiguë |
| Délai d'action | Environ 1 à 2 minutes après la dose de charge |
| Durée d'effet après l'arrêt | Environ 20 à 30 minutes |
| Dose de charge | 500 microgrammes/kg par voie intraveineuse en 1 minute. En cas d'hémodynamique très fragile, une perfusion sans dose de charge peut être préférable |
| Perfusion initiale | 50 microgrammes/kg/minute |
| Titration | Augmenter par paliers, souvent à 100, 150 puis 200 microgrammes/kg/minute |
| Dose maximale | Habituellement 200 microgrammes/kg/minute pour le contrôle tensionnel. Des doses jusqu'à 300 microgrammes/kg/minute sont utilisées dans certains protocoles |
| Effets indésirables | Hypotension, bradycardie, bloc auriculoventriculaire, nausées, bronchospasme et baisse du débit cardiaque |
| Contre-indications | Choc cardiogénique, bradycardie sévère, bloc auriculoventriculaire de haut degré sans stimulateur et insuffisance cardiaque aiguë décompensée |
| Précautions | Asthme, hypoperfusion périphérique et association à d'autres médicaments chronotropes négatifs |
Dans le syndrome aortique aigu, le contrôle de la fréquence cardiaque doit normalement être obtenu avant d'ajouter un vasodilatateur pur. Sinon, une tachycardie réflexe et une augmentation de la force d'éjection ventriculaire gauche accroissent les forces de cisaillement sur la paroi aortique [6].
Labétalol
Le labétalol bloque les récepteurs bêta-1, bêta-2 et alpha-1. Il abaisse la pression artérielle et la fréquence cardiaque sans provoquer une tachycardie réflexe du même ordre qu'un vasodilatateur pur. L'effet d'un bolus peut persister plusieurs heures, ce qui rend le produit moins finement pilotable que l'esmolol.
| Caractéristique | Labétalol |
|---|---|
| Nom commercial | Trandate® |
| Situations adaptées | Encéphalopathie hypertensive, accident vasculaire cérébral, syndrome aortique aigu, hypertension périopératoire et hypertension sévère de la grossesse |
| Délai d'action | Environ 2 à 5 minutes |
| Effet maximal | Habituellement après 5 à 15 minutes |
| Durée d'effet | Environ 2 à 4 heures |
| Schéma en bolus | 20 mg par voie intraveineuse en 2 minutes. Puis 20 à 80 mg toutes les 10 minutes selon l'effet |
| Dose cumulée maximale | Habituellement 300 mg |
| Schéma en perfusion | 0,5 à 2 mg/minute |
| Effets indésirables | Hypotension, bradycardie, bloc auriculoventriculaire, nausées, vertiges, hypotension orthostatique, paresthésies du cuir chevelu et bronchospasme |
| Contre-indications | Asthme sévère ou bronchospasme évolutif, bloc auriculoventriculaire de haut degré, bradycardie sévère, choc cardiogénique et insuffisance cardiaque aiguë décompensée |
| Précautions | Insuffisance hépatique et artériopathie périphérique |
En cas de phéochromocytome, un alphabloquage suffisant doit être obtenu avant tout bêtabloquage isolé. L'effet alphabloquant du labétalol est relativement faible au regard de son effet bêtabloquant, et le produit ne doit pas être considéré comme un substitut sûr d'un alphabloquage adéquat dans une crise catécholaminergique sévère [16].
En cas de décharge sympathique induite par la cocaïne ou les amphétamines, les benzodiazépines constituent le traitement de première intention. Un dérivé nitré ou la phentolamine peuvent être ajoutés en cas d'hypertension persistante ou de spasme coronaire. Un bêtabloquage isolé doit être évité à la phase aiguë, car il peut théoriquement renforcer la vasoconstriction médiée par les récepteurs alpha [17].
Métoprolol
Le métoprolol est un bêtabloquant bêta-1 sélectif, mais il n'est pas un traitement de première intention systématique dans l'urgence hypertensive. Son effet est plus durable et moins facilement pilotable que celui de l'esmolol.
| Caractéristique | Métoprolol |
|---|---|
| Nom commercial | Seloken®, Lopressor® |
| Utilisation adaptée | Tachycardie ou ischémie myocardique associées, lorsque le bêtabloquage est indiqué et que le besoin de titration à la seconde est faible |
| Délai d'action | Environ 5 à 20 minutes |
| Durée d'effet | Plusieurs heures |
| Dose | 2,5 à 5 mg par voie intraveineuse lente. Répétable à environ 5 minutes d'intervalle jusqu'à un total de 15 mg, selon l'indication et le protocole local |
| Effets indésirables | Bradycardie, hypotension, bloc auriculoventriculaire, bronchospasme et aggravation d'une insuffisance cardiaque |
| À éviter | Œdème aigu du poumon, choc cardiogénique, bradycardie sévère et bloc auriculoventriculaire de haut degré |
Le métoprolol ne doit pas être utilisé dans le seul but de traiter un chiffre tensionnel élevé. Dans le syndrome aortique aigu, l'esmolol ou le labétalol sont habituellement mieux documentés et plus maniables en pratique.
Agonistes dopaminergiques
Fénoldopam
Le fénoldopam est un agoniste périphérique des récepteurs dopaminergiques D1. Il produit une vasodilatation artériolaire et augmente le débit sanguin rénal, la natriurèse et la diurèse. Contrairement au nitroprussiate, il ne pose pas de problème de cyanure. Aucun effet néphroprotecteur établi sur des critères cliniques n'a cependant été démontré [18].
| Caractéristique | Fénoldopam |
|---|---|
| Nom commercial | Corlopam® |
| Utilisation possible | Urgence hypertensive, en particulier avec insuffisance rénale associée, lorsque le produit est disponible |
| Délai d'action | Environ 5 minutes |
| Durée d'effet après l'arrêt | Environ 30 à 60 minutes |
| Dose initiale | 0,1 microgramme/kg/minute |
| Titration | Augmenter de 0,05 à 0,1 microgramme/kg/minute à au moins 15 minutes d'intervalle |
| Dose maximale | 1,6 microgramme/kg/minute |
| Effets indésirables | Céphalées, bouffées vasomotrices, tachycardie, nausées et hypokaliémie |
| Précautions | Glaucome ou hypertonie oculaire, tachycardie et ischémie myocardique |
| Commentaire | Peut augmenter la pression intraoculaire. La tachycardie réflexe peut en limiter l'usage en cas de coronaropathie |
Agonistes alpha-2 d'action centrale
Clonidine
La clonidine diminue le tonus sympathique central par stimulation des récepteurs alpha-2. Elle peut abaisser efficacement la pression artérielle, mais n'est pas un traitement de première intention systématique dans l'urgence hypertensive. Son effet est moins prévisible que celui des perfusions titrables et la sédation qu'elle entraîne peut gêner la surveillance neurologique.
| Caractéristique | Clonidine |
|---|---|
| Nom commercial | Catapresan®, Catapres® |
| Utilisation possible | Situations sélectionnées avec décharge sympathique, sevrage, ou lorsque l'arrêt d'une clonidine a contribué à l'hypertension |
| Administration | Voie intraveineuse, intramusculaire, orale ou transdermique selon la forme galénique |
| Dose intraveineuse | 150 microgrammes dilués selon l'information produit et administrés lentement en 5 à 10 minutes |
| Posologie orale | Individuelle. La clonidine orale ne doit pas être utilisée comme traitement rapide et répété destiné à normaliser une pression artérielle élevée asymptomatique |
| Effets indésirables | Sédation, sécheresse buccale, confusion, hallucinations, hypotension, bradycardie, bloc auriculoventriculaire et constipation |
| Contre-indications | Bradycardie sévère et trouble de conduction significatif |
| Interactions | L'alcool et les autres sédatifs majorent la dépression du système nerveux central. Les antidépresseurs tricycliques peuvent réduire l'effet antihypertenseur |
| Arrêt | Un arrêt brutal peut provoquer une hypertension de rebond. Diminuer progressivement dès que la situation clinique le permet |
La clonidine peut être inadaptée en cas de suspicion d'accident vasculaire cérébral, d'encéphalopathie ou de toute autre situation où l'évaluation répétée de la vigilance est essentielle. En cas d'insuffisance rénale, l'élimination peut être prolongée : la posologie doit donc être individualisée, même si aucune réduction standardisée simple n'est toujours indiquée.
Donneurs de monoxyde d'azote
Trinitrine
La trinitrine est convertie en monoxyde d'azote et augmente le GMP cyclique dans le muscle lisse vasculaire. À faible dose, elle produit surtout une veinodilatation et une baisse de la précharge. À dose plus élevée, elle entraîne aussi une dilatation artériolaire et une baisse de la postcharge. Elle est particulièrement utile dans l'œdème pulmonaire hypertensif et le syndrome coronarien aigu [19].
| Caractéristique | Trinitrine |
|---|---|
| Nom commercial | Glytrin®, Nitrolingual®, Suscard® et plusieurs formes intraveineuses |
| Indications de premier choix | Œdème aigu du poumon, syndrome coronarien aigu avec hypertension et ischémie myocardique périopératoire |
| Délai d'action par voie intraveineuse | Environ 1 à 3 minutes |
| Durée d'effet après l'arrêt | Environ 5 à 10 minutes |
| Dose initiale en perfusion | 5 à 10 microgrammes/minute |
| Titration | Augmenter de 5 à 20 microgrammes/minute toutes les 3 à 5 minutes selon la pression artérielle, les symptômes et les effets indésirables |
| Intervalle posologique usuel | 10 à 200 microgrammes/minute |
| Traitement à forte dose | Dans l'œdème aigu du poumon hypertensif, certains protocoles utilisent 200 à 400 microgrammes/minute ou des bolus intraveineux répétés. Cela exige un personnel expérimenté, une surveillance continue et un protocole local |
| Effets indésirables | Céphalées, bouffées vasomotrices, hypotension, tachycardie réflexe, nausées et, rarement, méthémoglobinémie |
| Tolérance | Peut se développer en cas d'exposition continue ou régulière |
| Contre-indications | Prise concomitante d'un inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5, hypotension marquée, infarctus du ventricule droit précharge-dépendant et cardiomyopathie hypertrophique obstructive |
| Neurologie | À éviter en usage systématique en cas d'hypertension intracrânienne ou d'encéphalopathie hypertensive |
Une prise de sildénafil ou de vardénafil dans les 24 heures et de tadalafil dans les 48 heures constitue habituellement une contre-indication, mais le délai doit être apprécié selon le produit, la dose, la fonction rénale et le protocole local.
Le spray ou le comprimé sublingual peut servir de relais temporaire en cas de douleur thoracique ischémique ou d'œdème pulmonaire hypertensif si la voie intraveineuse n'est pas encore prête. Une dose de 0,4 mg n'est en revanche pas équivalente sur le plan pharmacocinétique à une quantité déterminée de trinitrine intraveineuse. L'absorption, la biodisponibilité et l'effet clinique varient, et la conversion autrefois proposée en dix minutes de perfusion chez un sujet de 75 kg ne doit donc pas servir de base posologique.
Les dérivés nitrés à forte dose dans l'œdème aigu du poumon hypertensif peuvent réduire le recours à l'intubation, mais les données reposent essentiellement sur des études de petite taille et hétérogènes. La trinitrine doit être associée à un support ventilatoire adapté, souvent une pression positive continue ou une ventilation à deux niveaux de pression [19,20].
Nitroprussiate de sodium
Le nitroprussiate de sodium libère du monoxyde d'azote et dilate à la fois les artérioles et les veines. Il abaisse très rapidement la précharge et la postcharge. Puissant et facile à titrer, il présente cependant un profil de toxicité nettement plus problématique que celui de la nicardipine et de la clévidipine [21].
| Caractéristique | Nitroprussiate de sodium |
|---|---|
| Nom commercial | Nipride®, Nitropress® |
| Utilisation possible | Syndrome aortique aigu après bêtabloquage, insuffisance cardiaque aiguë sévère et autres urgences hypertensives réfractaires en l'absence d'alternative plus adaptée |
| Délai d'action | Quelques secondes à 1 minute |
| Durée d'effet après l'arrêt | Environ 1 à 10 minutes |
| Dose initiale | 0,3 à 0,5 microgramme/kg/minute |
| Titration | Augmenter par petits paliers selon la pression artérielle mesurée en continu |
| Intervalle posologique usuel | 0,5 à 3 microgrammes/kg/minute |
| Dose maximale | 10 microgrammes/kg/minute, pendant 10 minutes au maximum |
| Administration | Perfusion continue à l'abri de la lumière, selon l'information produit |
| Effets indésirables | Hypotension marquée, nausées, agitation, sueurs, tachycardie et acidose métabolique |
| Perfusion d'organe | Peut augmenter la pression intracrânienne, altérer le rapport ventilation-perfusion et retentir défavorablement sur la perfusion coronaire |
| Toxicité | Le cyanure et le thiocyanate peuvent s'accumuler. Le risque croît avec la dose et la durée du traitement |
Le cyanure est libéré lors du métabolisme et inhibe la phosphorylation oxydative mitochondriale. Évoquez une toxicité devant une acidose lactique inexpliquée, une altération de la vigilance, une tachycardie, une élévation de la saturation veineuse en oxygène ou une perte d'efficacité tensionnelle malgré l'augmentation des doses. Des débits supérieurs à 2 microgrammes/kg/minute peuvent dépasser la capacité de détoxification du cyanure, en particulier en cas de traitement prolongé ou d'insuffisance hépatique [21].
Le thiocyanate se forme lors de la conversion du cyanure et est éliminé par le rein. L'insuffisance rénale majore donc surtout le risque d'accumulation de thiocyanate en cas de traitement prolongé. Des symptômes neurologiques, des acouphènes, une confusion et des convulsions peuvent survenir. Le nitroprussiate doit être utilisé à la dose minimale efficace et pendant la durée la plus brève possible.
En cas de suspicion de toxicité cyanhydrique, la perfusion doit être arrêtée immédiatement et un toxicologue contacté. Le thiosulfate de sodium et l'hydroxocobalamine sont des antidotes possibles. Le choix et la posologie doivent suivre le protocole local de prise en charge des intoxications. Une administration prophylactique concomitante de thiosulfate est pratiquée dans certains services, mais elle ne dispense pas de la surveillance.
Évitez si possible le nitroprussiate en cas d'hypertension intracrânienne, de syndrome coronarien aigu, d'insuffisance rénale ou hépatique sévère et de grossesse. La neuropathie optique héréditaire de Leber confère une sensibilité particulière au cyanure et constitue une contre-indication.
Autres médicaments
Phentolamine
La phentolamine est un antagoniste alpha-adrénergique non sélectif d'action brève. Elle est avant tout destinée aux situations dominées par les catécholamines, et non au traitement courant de l'hypertension essentielle.
| Caractéristique | Phentolamine |
|---|---|
| Nom commercial | Regitin®, Rogitine® |
| Indication de premier choix | Crise de phéochromocytome ou de paragangliome |
| Autres utilisations | Hypertension sympathomimétique sévère et extravasation de vasopresseurs alpha-adrénergiques |
| Délai d'action | Environ 1 à 2 minutes |
| Durée d'effet | Environ 10 à 30 minutes |
| Dose en bolus | 5 mg par voie intraveineuse. Répétable toutes les 10 minutes environ selon l'effet |
| Perfusion | 0,5 à 1 mg/minute a été utilisé dans des protocoles spécialisés. Suivre le protocole local |
| Effets indésirables | Hypotension, tachycardie réflexe, arythmie, céphalées, bouffées vasomotrices, nausées et angor |
| Précautions | Coronaropathie, hypovolémie et insuffisance cardiaque aiguë |
Dans le phéochromocytome et le paragangliome, un bêtabloquage, s'il est nécessaire du fait d'une tachycardie ou d'une arythmie, ne doit être introduit qu'après un alphabloquage suffisant. Un bêtabloquage avant l'alphabloquage peut laisser une stimulation alpha non contrebalancée, avec aggravation de la vasoconstriction et de l'hypertension [16,22].
Hydralazine
L'hydralazine produit une dilatation artériolaire directe mais n'a pas d'effet sur les vaisseaux de capacitance veineuse. L'effet d'un bolus peut être difficile à prévoir et relativement durable. La tachycardie réflexe et l'augmentation de la consommation myocardique en oxygène en limitent l'usage en dehors de l'obstétrique.
| Caractéristique | Hydralazine |
|---|---|
| Nom commercial | Apresolin® |
| Principale indication en urgence | Hypertension sévère de la prééclampsie ou de l'éclampsie, selon le protocole obstétrical |
| Délai d'action par voie intraveineuse | Environ 10 à 20 minutes |
| Durée d'effet | Environ 2 à 6 heures |
| Dose obstétricale | 5 à 10 mg par voie intraveineuse en 2 minutes environ. Répétable par 5 à 10 mg après environ 20 minutes |
| Dose intraveineuse cumulée maximale usuelle en protocole obstétrical d'urgence | 20 mg |
| Alternative intramusculaire | 10 mg, répétable selon le protocole obstétrical |
| Effets indésirables | Tachycardie réflexe, céphalées, bouffées vasomotrices, nausées, hypotension et angor |
| À éviter ou à utiliser avec grande prudence | Syndrome coronarien aigu, dissection aortique, tachycardie, œdème aigu du poumon et affection intracrânienne exigeant une titration précise |
Les posologies autrefois indiquées de 10 à 40 mg par voie intraveineuse toutes les quatre à six heures et une perfusion allant jusqu'à 25 mg/heure ne conviennent pas comme traitement général de l'urgence hypertensive. Elles exposent à une accumulation et à une hypotension difficile à contrôler. En dehors de l'obstétrique, il existe le plus souvent des alternatives plus prévisibles.
Grossesse et éclampsie
L'hypertension sévère aiguë de la grossesse se définit habituellement par une pression systolique persistante d'au moins 160 mmHg ou une pression diastolique d'au moins 110 mmHg. Le traitement doit être débuté sans délai, en règle dans l'heure, afin de réduire le risque d'hémorragie intracérébrale et d'autres complications maternelles [23,24].
Le labétalol intraveineux, l'hydralazine intraveineuse et la nifédipine orale sont des options de première intention établies. Les comparaisons systématiques ne montrent pas de supériorité générale certaine d'un produit, même si la nifédipine orale a permis, dans plusieurs analyses, un contrôle tensionnel rapide et fiable [23,25].
| Médicament | Exemple de schéma d'urgence |
|---|---|
| Labétalol | 20 mg par voie intraveineuse, puis 40 mg après 10 minutes et 80 mg après 10 minutes supplémentaires si la pression artérielle persiste, au maximum 220 à 300 mg selon le protocole local |
| Hydralazine | 5 à 10 mg par voie intraveineuse, puis 5 à 10 mg après environ 20 minutes, habituellement 20 mg au maximum |
| Nifédipine | 10 mg par voie orale à libération immédiate, répétable après 20 minutes selon le protocole obstétrical. À avaler, et non à administrer par voie sublinguale |
Dans l'éclampsie, le sulfate de magnésium est le traitement de première intention pour interrompre et prévenir les crises convulsives. L'abaissement tensionnel ne remplace pas le sulfate de magnésium, et le sulfate de magnésium ne remplace pas le traitement antihypertenseur. Le traitement définitif est l'accouchement après stabilisation maternelle [26].
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion et les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II sont contre-indiqués pendant la grossesse. Le nitroprussiate doit être évité s'il existe une alternative plus sûre, en raison du risque d'exposition fœtale au cyanure et au thiocyanate. Le labétalol doit être utilisé avec prudence en cas d'asthme, de bradycardie et d'insuffisance cardiaque. L'hydralazine est inadaptée en cas de tachycardie marquée.
Les schémas posologiques et les choix thérapeutiques obstétricaux suédois peuvent différer légèrement des recommandations internationales. Suivez toujours le protocole obstétrical local et associez précocement l'obstétricien, l'anesthésiste-réanimateur et le néonatologiste.
Surveillance en pratique
Les éléments suivants doivent être consignés avant et pendant le traitement :
- Mesure tensionnelle correcte avec un brassard adapté, si possible aux deux bras initialement.
- État neurologique, niveau de vigilance et éventuels signes de localisation.
- Fréquence cardiaque, rythme, saturation en oxygène et ECG continu.
- Diurèse, créatinine, ionogramme et équilibre acido-basique.
- Douleur thoracique, modifications ECG et troponine en cas de suspicion d'ischémie myocardique.
- Signes d'œdème pulmonaire et besoin d'un support ventilatoire non invasif ou invasif.
- Fond d'œil en cas de suspicion d'hypertension maligne.
- Traitements, observance, arrêt récent, produits en vente libre et stimulants.
- Test de grossesse chez les personnes susceptibles d'être enceintes.
- Signes cliniques d'hypoperfusion après chaque modification importante de dose.
Une fois l'objectif aigu atteint, un traitement oral de longue durée doit être planifié. Le moment de son introduction dépend de l'atteinte d'organe et de la durée d'effet du produit intraveineux. Un chevauchement est souvent nécessaire avant l'arrêt de la perfusion, en particulier après la clévidipine ou le nitroprussiate. Recherchez et traitez simultanément les facteurs déclenchants : défaut d'observance, arrêt d'une clonidine ou d'un bêtabloquant, néphropathie, hyperaldostéronisme primaire, maladie rénovasculaire, phéochromocytome, interactions médicamenteuses et sympathomimétiques [4,27].
Sources
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